Tout d'abord la Knarfouille. Discret, élégant, ce jeune et rapide païlote fit son entrée dans le gîte où régnait déjà une ambiance digne des meilleurs paddocks.
Puis, alors que Pandorre commençait déjà à sensibiliser les bizuts sur l'importance qu'allait revêtir pour eux cette soirée

, deux grenouilles découpèrent leurs vertes silhouettes sur le pas de la porte. Stingvert et Fazgirl venaient d'apparaître, tout droit sortis de leur véhicule
gérontol...C5 !!

Pandorre, à la grande déception de ceux qui le connaissent bien, ne lâcha que 3 « enc... ! », quand nous avions misé sur 5 et un torrent de larmes...

C'est sensible un gendarme savez-vous ?...

La troupe était alors au grand complet. Les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer.
L'apéro tout d'abord. Moment important dans la vie d'une BOD. Il y a les adeptes du pastis, ceux qui sont poly-carburants et enfin les drogués du coca-cola, boisson dont je cherche encore parfois l'utilité...

J'avais également demandé une « Marquisette » (breuvage composé de vin blanc, citron, alcools divers...). Nos hôtes en avaient préparé ½ litre par personne !!!

Je pense que nous n'en avons bu que deux litres grand maximum...

Mais il faut signaler que Nono01 avait à lui seul transporté jusqu'au gîte, 2 cubitainers de 5 litres chacun

d'un excellent muscat de Frontignan qui servit, selon mes renseignements, de digestif...(pour aider la digestion bien sûr...

)
Jack-Ouille n'était pas non plus venu sans munitions et deux bouteilles de Chardonnay, accompagnées de saucisson trônaient sur la table, toutes proches de deux splendides rosettes de Lyon, que l'avocat des bizuts avait également déposées là.

Bref, la soirée promettait d'être longue et le regard craintif des bizuts me confirmait cette analyse...

Comme dans tout bon village Gaulois qui se respecte, le banquet fit logiquement suite à l'apéro et nous décidâmes de disposer les tables « en carré » pour que chacun profite de tous et lycée de Versailles.

Plus l'heure avançait et plus mes deux voisins de table, Choubacca à ma droite et Nono à ma gauche, blêmissaient...Ils ne pouvaient plus rien avaler, déjà concentrés sur le sort qui allait leur être réservé. Et ils avaient raison. De temps à autre en effet, Jack-Ouille, avocat général de génie, tempêtait au dessus de sa potée et lâchait de tonitruants « COUPABLES !!! » qui, je l'avoue, me glaçaient moi-même littéralement d'effroi...

La fin du repas approchait, tout comme le début du procès Bizutal, premier du genre...
A suivre...