Ca fait réfléchir...

Démarré par GroGro, Lun 11/06/2007 à 18:08

dadarere

Citation de: bigburn le Lun 11/06/2007 à 21:14choub elle est pas mauvaise celle-la (une des meilleures en vente)  :++:
mais a coter de celle faite maison  :arf: :arf: :arf:  :bisou:

elle est moins forte et c'est normal !! le but c'est d'en vendre d'autre bouteille  :shock:

alors que celle faite maison  :chin: , elle te brule le tube digestif  :? , te crame les papilles gustative  :| , tu passe ta nuit au chiotte et quand t'a fini tu prend rendez vous avec un chirurgien pour une greffe d'anus  :cry:  :philgood:

et si il t'en reste , sa fait allume barbecue  :miam: ,cheminé  :miam: , sterilisateur universel , bombe artisanal  :fire: , et en meme temps ca sert de carburant pour la "corsica ferrie"  :gaffex1:

bigburn

en bref c'est le produit ultime  :naaa1: :boire:

Firebird

CitationToute prise de conscience est-elle libératrice ?

C'est quoi comme boisson ça, "conscience" ??  :arf:  
C'est pas un truc comme la myrthe ça ?
- 1 verre de conscience  :boire:
- 2 verre de conscience  :alc12:
Moi aime bien la conscience  :hips03: :hips03:
- 3 verres de conscience  :hips03: :hips03: :hips03:
- 4 rêves de sciencecon  :hips3:

 :mdrn01: :ptdr:
Photomontage fournit à mon Concess : Le résultat :naaa1:

francky74

Citation de: GroGro le Lun 11/06/2007 à 18:08Sujet de philo pris par ma :love: fille ce matin :

Toute prise de conscience est-elle libératrice ?

Vous avez 4 heures...:rulez: :lol:

ma conscience , c est avec la prise (  :hop: ) d une béatrice quel arrive   :oops: :oops: :oops: :lol: :lol: :lol:
pffffff une phrase suffit  :naaa1: :naaa1: :naaa1:
Vibrez , mais pas trop , aimez , faites vous plaisirs et faites plaisirs , amusez vous , bourrez vous ( pas la gueule , ni en brel ) avec vos chéries

Bigou

en gros je serais toujours incapable d'avoir la moyenne en philo ! :evil:

c'est vraiment un truc d'enculeur de mouche, de derangés du cerveau, la philo ! :--:

bravo à ceux qui arrive à en ecrire une page ...
Motardus Motardum Fricat !

MANTRIX

Pour ma part, la prise de conscience est synonyme de liberté mais paradoxalement, de prison.
Je m'explique.

Cela m'a libéré à un point inimaginable, parce que mon ressenti s'est confirmé.
Mais cela m'a aussi placé dans une prison de verre par rapport à ceux qui m'entourent et qui restent encore dans l'ignorance, de la non-prise de conscience.
Voir qu'autour de soit le monde tourne dans un sens alors qu'on sait très bien qu'il tourne à l'inverse, ça fait mal d'être aussi isolé.

Je prends toujours l'image du premeir film de MATRIX quand Néo doit choisir entre la pillule bleue ou la pillule rouge.
Prendre conscience qu'il n'est plus dans la Matrice est une liberté, une victoire sur l'illusion.
Mais cela rend également triste de se dire qu'on s'est fait manipulé depuis le départ et qu'on est seuls ou peu à s'en être rendu compte, à en avoir pris conscience.

La prise de conscience entraine selon-moi les choses suivantes :

la fuite

l'indépendance

la peur

l'isolement

la liberté

le relativisme

la maturité

l'espoir

le désespoire

le doute

la confiance

ps : c est pas de moi mais d un dénommé RAMA

MANTRIX

Bonjour Line. Votre sujet est beau. Et ce que vous avez déjà pensé est précieux. Votre approche, toutefois, est peut-être un peu trop étroitement "existentielle" : la question de la prise de conscience ne touche-t-elle en effet que le sentiment personnel que nous avons de notre existence ? Ainsi, on peut remarquer que les époques de grands changements dûs à d'importantes découvertes sont empreintes d'une sorte de tristesse, comme si la prise de conscience devait toujours donner à la découverte une tonalité sombre. Freud en a bien rendu compte dans Une difficulté de la psychanalyse (dans les Essais de psychanalyse appliquée, aux éditions Payot, pp. 137-147). Copernic, y écrit-il en substance, avait, dès la fin du XVe s., porté le premier coup : nous ne sommes pas au centre du système solaire mais perdus dans sa banlieue, sur une planète errante sans privilège physique. Première humiliation, d'ordre cosmologique : première prise de conscience de notre insignifiance ; premier choc, première souffrance. Puis (au XIXe s.) vint Darwin : l'homme n'est pas le centre de la création. Le singe est notre proche cousin. Deuxième humiliation, dans l'ordre biologique ; deuxième prise de conscience : nous sommes un peu plus détrônés encore. Enfin le coup de grâce : je ne suis pas maître dans ma propre demeure, car le moi conscient n'est qu'un satellite du "système" inconscient. Troisième prise de conscience majeure ; troisième humiliation, d'ordre psychologique cette fois. Toute vraie prise de conscience impliquerait ainsi une "blessure narcissique" (Freud). C'est aussi le sens de la "psychanalyse de la connaissance scientifique" entreprise par Bachelard : la science humilie l'homme, parce qu'elle lui fait prendre conscience de sa petitesse, de sa faiblesse, de sa dépendance et de ses illusions. Elle lui impose un repentir douloureux, - ce que Hegel déjà avait bien vu en parlant du "chemin du désespoir" impliqué par toute connaissance, pour autant que toute connaissance passe par une réflexion, c'est-à-dire par une prise de conscience : "la conscience naturelle" se prenant pour "le savoir réel" ne peut que déchoir sur le chemin de la vérité. Ce chemin, en effet, elle ne peut l'envisager que comme "le chemin du doute [ en allemand : Zweifel ], ou proprement du désespoir [ en allemand : Verzweiflung ].", écrit Hegel, qui, dans sa langue, joue ici habilement sur les mots (Introduction de sa Phénoménologie de l'Esprit, p. 69 dans l'édition française, chez Aubier).

Retenez que toute prise de conscience véritable implique ou impose un moment de crise, parce qu'elle nous confronte à une vérité pénible, parce qu'elle a d'abord le sens d'une désillusion. Prendre conscience, c'est toujours nier un passé d'illusion. "Penser, comme l'écrit encore Alain, c'est dire non". Mais l'idée était déjà chez Platon : le prisonnier extrait de sa caverne est soumis au supplice.

Pourtant, la même célèbre allégorie de Platon donne aussi à penser que ce n'est qu'un "mauvais moment à passer", que le jeu en vaut la chandelle, parce qu'il y a une belle issue : la vérité a un prix, que la conscience doit payer ; et la maison ne fait pas crédit. Mais nous sommes assurés d'être payés en retour. La liberté est au bout du chemin. Cela devrait vous inspirer, pour votre cheminement (= pour le plan de votre dissertation)...

Il faudrait voir aussi la conscience comme un dangereux privilège, au point qu'on puisse désirer ne plus penser... mais en même temps, comme dit Pascal, comme ce qui donne à l'homme toute sa dignité : "La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable. C'est donc être misérable que de se connaître misérable ; mais c'est être grand que de connaître qu'on est misérable." La conscience ajoute donc à la misère physique, puisqu'elle est elle-même misérable. Mais, justement, "toute notre dignité consiste [...] en la pensée. C'est de là qu'il nous faut relever et non de l'espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale." Le plus faible roseau de la nature, l'homme, "est un roseau pensant". Ce privilège, extraordinaire, vaut qu'on se donne la peine de le cultiver.

Vous devez donc voir cette souffrance, d'une façon ou d'une autre, comme un mal utile. Votre message indique que vous l'avez déjà compris : toute prise de conscience est prise de conscience de quelque chose, mais aussi, nécessairement, de soi-même. On ne peut penser sans se penser : ne faut-il pas reconnaître là le début du difficile chemin de la connaissance de soi ? Et si le philosophe a raison d'adopter la maxime "Connais-toi toi-même", n'est-ce pas le signe de la belle difficulté du philosopher (voyez par exemple Socrate) ? Inquiétons-nous, donc, ne rechignons pas. Souffrons même. Mais tout en sachant pertinemment que cette inquiétude ou cette souffrance est la condition de la pensée, son début, si vous préférez, et non sa fin. La frivolité, quant à elle, est manifestement sans inquiétude, sans souffrance. Mais justement, elle ne pense pas : voyez Kierkegaard et sa description critique du stade "esthétique", c'est-à-dire du rapport superficiel de l'homme au monde commandé par l'idée hédoniste. Pas de sortie de ce stade superficiel sans en passer par la conscience malheureuse (selon l'expression de Hegel), conscience dont le christianisme, quoi qu'on en pense, fut sans doute le sommet dans l'ordre moral, et religieux bien sûr. Pas de sagesse, donc, sans connaissance de soi, c'est-à-dire sans prise de conscience et sans la peine qui l'accompagne d'abord.

La question subsiste cependant des limites de la peine : car si à l'hédonisme frivole (consistant dans la recherche du plaisir et l'épanouissement du désir), doit succéder le mode de vie éthique (fondé sur un sentiment intense et passionné du devoir, des obligations inconditionnelles, sociales et religieuses), faut-il en déduire que le sage doive mener une vie pénible, hantée par le péché et par le jugement dernier ? Que penser en effet de la morale ascétique engendrée par la conscience malheureuse ? Kierkegaard (encore lui) pense que l'homme véritablement religieux s'est délivré du malheur de la conscience : la foi - comme l'indique l'étymologie - consiste en effet en une confiance, celle qui se traduit par la soumission à la volonté de Dieu, paradoxalement synonyme (toujours selon Kierkegaard) de liberté. Le stade "religieux", après l'esthétique et après l'éthique, serait ainsi le sommet de la conscience philosophique.

Mais Nietzsche, notamment, répondrait tout autre chose : qu'il faut savoir danser, et que la religion, qui n'est qu'une mortification de l'esprit comme du corps, reste à tout jamais prisonnière d'une pensée lourde qui n'est pas prête de se délivrer. Sa fameuse phrase, Dieu est mort, signifierait donc, en fait, que la conscience religieuse est encore une fausse conscience, ce dont il faudrait, là encore, douloureusement, prendre conscience... Car cette bonne nouvelle, comme dit Nietzsche, serait d'abord une nouvelle terrible : il n'y a aucun Dieu qui puisse "remplir" notre conscience de certitude. Le monde est cruel ; nous sommes seuls ; nous sommes nus. L'homme moderne, d'ailleurs, n'a-t-il pas renoncé à entendre la nouvelle, lui qui manifestement commet le grave contresens de croire que le déclin des religions (et des "idées", en général) est un signe qui invite à renoncer à toute pensée (en étant strictement "utilitariste", en croyant au "confort matériel", en s'adonnant à la "société des loisirs" et à tout ce qu'il y a de plus médiocre dans ce monde...) ? Comme vous dites si bien : regardons à l'Essentiel.

...Cette majuscule, que vous employez là, me fait espérer que vous ne vous reconnaissez pas dans ce portrait piteux du "dernier homme", comme l'appelle Nietzsche ;-))

PS: AUTEUR PHILIA

philgood

Citation de: MANTRIX le Lun 11/06/2007 à 14:49...Je suis comme vous , les posts deviennent pas très interessants certe ..!!
et c'est pas moi qui le dit ! :naaa1: :naaa1: :naaa1: :naaa1:

US Prédicateur

Citation de: MANTRIX le Mar 12/06/2007 à 07:08Pour ma part, la prise de conscience est synonyme de liberté mais paradoxalement, de prison.
Je m'explique.

............

ps : c est pas de moi mais d un dénommé RAMA


Mantrix, tu m'avais fait peur un instant, j'ai cru que la mariage t'avait transformé ... :chin: :chin: :shock: :shock:
Ride wild to be alive

MANTRIX

Citation de: philgood le Mar 12/06/2007 à 07:21et c'est pas moi qui le dit ! :naaa1: :naaa1: :naaa1: :naaa1:

Là je suis désolé Phil mais ce post "Est intéressant" car instructif et si les posts pouvaient tous êtres du même acabit nous profiterions d un mânes intellectuelle sans comparaison avec l existant !!
*De plus ce post est là pour aider Missize Grogrotte elle même !!

zf70

Citation de: philgood le Mar 12/06/2007 à 07:21et c'est pas moi qui le dit ! :naaa1: :naaa1: :naaa1: :naaa1:


Citation de: MANTRIX le Mar 12/06/2007 à 09:00Là je suis désolé Phil mais ce post "Est intéressant" car instructif et si les posts pouvaient tous êtres du même acabit nous profiterions d un mânes intellectuelle sans comparaison avec l existant !!
*De plus ce post est là pour aider Missize Grogrotte elle même !!



15 A .

Philgood au service...  :sifflene:
Il vaut mieux être saoul que con, ça dure moins longtemps !

philgood

Peut être mais le matin au réveil c'est super indigeste . Et puis "ex libris"c'est tard le soir pour que le cerveau ai le temps de chauffer ! :naaa1:

francky74

Vibrez , mais pas trop , aimez , faites vous plaisirs et faites plaisirs , amusez vous , bourrez vous ( pas la gueule , ni en brel ) avec vos chéries

Bigou

moi j'en suis resté à San Antonio ... alors ces trucs indigestes je les laisse aux intello de tout poils ! :)
Motardus Motardum Fricat !

MANTRIX

Citation de: francky74 le Mar 12/06/2007 à 11:26Ace , 33 a 15  :naaa1: :naaa1: :naaa1:

tu as des ace bizardesque toi ....33 ??

Etonnament je n ai aucun mal à lire ceci dès le matin et je m en trouve revigoré pour la journée

Contrairement aux ecrits de "Minos-totos" avé leessaimesse ke si je te li jé malocrane