Chassée de la catégorie grosse sportive par sa turbulente soeur R1, la Thunderace s'exprime désormais dans un créneau plus adapté à ses prétentions. D'abord le confort, étonnamment bon : les suspensions sont efficaces et mettent en valeur la partie-cycle tout en respectant le dos des occupants. La sportive d'hier est proche d'une sport-GT d'aujourd'hui. La position de conduite est loin d'être radicale, facilitant la prise en main, permettant de savourer ses qualités sur tous types de route. Moins agile que les canons en vigueur, elle se laisse plus facilement apprivoiser, bénéficie d'une tenue de route sans faille (même sur revêtement inégal) et d'un moteur bourré de couple. Très plein dans les bas et mi-régimes, il offre de fabuleuses reprises et des performances de haut niveau. Dommage que la boîte, très bien étagée, ne soit pas d'un fonctionnement plus agréable. Beaucoup moins exigeante que la R1, son rayon d'action est également plus vaste ; le poids l'handicapera quelque peu sur circuit, surtout en comparaison de sa frangine. On regrette une protection insuffisante mais il ne faut pas oublier que la Thunderace est à la base une sportive. Sa reconversion dans le tourisme n'est pas un choix mais le résultat de l'évolution de l'espèce.
M.B
(inspiré par Moto-journal - photos internet)